Accueil     | À propos du Forum     | EnglishEspañol     | Contactez-nous     | SITE WEB DE L'ITC     |
Points de vue sur le commerce électronique
Nos partenaires s’expriment
© Centre du commerce international

Le commerce électronique est l’un des domaines les plus récents dans les échanges internationaux, et il évolue très rapidement. C’est précisément l’un des six nouveaux thèmes discutés et analysés dans les forums de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Quelles sont les perspectives qu’offre le commerce électronique pour les cadres d’affaires des pays en développement? Pour approfondir cette question, le CCI a mis sur pied une Conférence virtuelle sur Internet. Existe-t-il des cas illustrant de réels avantages commerciaux? Quel sont les risques pour les entreprises des pays en développement? Les exigences pratiques compensent-elles les contraintes réglementaires telles que les droits de la propriété intellectuelle, les taxes et la protection culturelle? Quelles mesures faudrait-il prendre pour encourager le commerce électronique dans les pays en développement?

Les participants à la Conférence virtuelle du CCI sur le commerce électronique étaient d’accord sur le fait que des applications intéressantes du commerce électronique font leur chemin dans les pays en développement. Cependant, les infrastructures des télécommunications et de la banque demeurent de lourds défis à surmonter avant de pouvoir bénéficier du potentiel de ce média. D’autres interrogations sont apparues à propos de la logistique, de la confiance et des stratégies commerciales. Ces questions sont courantes dans le commerce international, mais Internet jette des défis spécifiques.

Voici un échantillon de points de vue sur ce thème et un regard plus aigu sur les tendances du commerce électronique dans deux pays, Cuba et les Philippines, que nous avons extrait des contributions à la conférence.

Un instrument précieux
«Le commerce électronique a vraiment donné un coup de fouet à la mondialisation... Dans cette partie du globe, la plupart des grandes sociétés et nombre des petites possèdent leur site web et s’engagent activement dans les transactions grâce au commerce électronique, tant dans le pays qu’à l’étranger.»

Anton Abeyesekera, Directeur,

Singer Ltd., Sri Lanka

«Je suis responsable d’un projet de commerce électronique dans une compagnie pétrolière de Buenos Aires. Nous proposons à nos clients (les distributeurs et les stations-service) de faire leurs commandes en ligne. Ils choisissent le produit qu’ils désirent et, après quelques secondes, ils obtiennent la confirmation qu’il est en stock, et la sécurité qu’il sera envoyé le lendemain matin.

Nous donnons d’autres avantages à la clientèle, comme des promotions spéciales s’ils achètent via notre site web, des informations sur les produits et sur l’état de leur compte.

Tout cela est possible grâce à l’interface de notre système de commerce électronique avec les systèmes d’information d’autres compagnies (AS/400, SAP, etc.). Cela décharge nos employés, qui peuvent accomplir d’autres tâches, comme rendre visite à des clients influents et développer de nouveaux produits.»

Christian Criscuolo, YPF SA, Argentine

Les sites portails, un pied dans la porte
Les expériences de commerce électronique le plus souvent citées étaient les sites portails nationaux élaborés par des organisations nationales de promotion du commerce.
«Cela revient trop cher pour des entreprises individuelles de créer un site web. C’est pourquoi des organisations sans but lucratif devraient pouvoir fournir des services de commerce électronique. Notre site (www.tpcnepal. org.np) est un portail pour les exportations d’épices, d’artisanat et de produits manufacturés népalais.»

Surendra Nath Gongal, Ingénieur informaticien, Centre de promotion commerciale du Népal

«La Commission pour le développement du Sri Lanka vient d’inaugurer un site web appelé Cyber Trader (edb.trade netsl.lk).»

Anton Abeyesekera, Directeur, Singer Ltd., Sri Lanka

«Nous avons constaté récemment une tendance à construire des portails ou galeries commerciales destinés à accueillir les entreprises nationales et mettre sur le marché leurs produits. Parmi ces galeries, nous pouvons citer: en Argentine, la galerie Siscotel (compras. com/index.html); en République dominicaine, le site portail Dímelo (dimelo.com); au Salvador, le portail Coexport (www.co export.com/hola.shtml); pour toute la région latino-américaine, le portail YUPI (www.yupi.com). Le portail sans but lucratif PeopLink (www.peoplink.org) fait la promotion de l’artisanat des pays en développement. Parfois, ce type de sites mettent l’accent sur un secteur d’activités en particulier, comme par exemple celui des exportateurs de papaye en Jamaïque ( www.exportjamaica.org/papaya/default.htm).»

Emmanuel Barreto, Consultant du CCI pour l’information commerciale

Formation professionnelle
Les participants ont mis l’accent sur le besoin de formation. Résumées par le modérateur de la conférence, voici des recommandations qui peuvent être adaptées selon les programmes de développement du commerce électronique nationaux ou internationaux.

«La formation pratique est nécessaire pour pouvoir élaborer des sites web de commerce électronique convenables. Des programmes spécifiques devraient inclure:

• des spécialistes dans la politique et les stratégies liées au commerce électronique;

• une base de données en ligne des meilleurs usages recommandés par les entreprises, les associations professionnelles et les autorités gouvernementales;

• un bulletin en ligne donnant des informations sur l’évolution politique et technologique et ses conséquences sur les pays en développement;

• des séances de formation de formateurs, au moyen d’un réseau en ligne;

• des bibliothèques numérisées et des portails web;

• des modèles de démonstration d’expositions virtuelles, de transactions en ligne protégées et sur d’autres sujets.

Des organismes pourraient synthétiser des expériences réussies sur différents marchés, afin d’améliorer les compétences de commercialisation électronique. Des études pratiques de cas devraient faire partie des séances de formation, surtout sur des domaines comme la logistique et le marketing.»

Peter Gallagher, Directeur d’une société de conseil sur le commerce électronique et modérateur de la conférence

Manque d’infrastructures dans les pays en développement

Les difficultés rencontrées par les participants étaient présentes dans leur esprit, les plus évoquées étant celles liées aux infrastructures. Quelques commentaires.

Les lignes et l’équipement électronique
«L’accès aux ordinateurs constitue un écueil dans les pays en développement, plus encore l’accès à Internet. Les coûts prohibitifs pour l’utilisation des équipements informatiques entravent la promotion du commerce électronique. Ainsi par exemple, la location d’une ligne dédiée (liaison exclusive directe et permanente) coûte US$ 11 000 au Kenya, alors qu’aux États-Unis on la paie US$ 300. La libéralisation du marché des télécommunications et la promotion de technologies à bas prix (l’accès à Internet sans utiliser un ordinateur personnel) réglera peut-être ces problèmes.»

Hiramani Ghimire, Sous-secrétaire, Ministère du commerce, Népal

Banques
Les participants étaient d’accord avec M. Carlo Cattani, Conseiller principal en financement commercial du CCI, que les questions de paiements sont cruciales, tout comme elles le sont dans les transactions commerciales classiques. Rendre les banques attentives à ce problème serait un grand pas en avant dans la construction d’une infrastructure pour le commerce électronique.

«Des problèmes peuvent surgir avec les systèmes bancaires qui ne comprennent pas le commerce électronique, surtout par le biais d’Internet, et qui sont ainsi très réticentes à tout changement dans cette direction. Il est vital que les banques soient entraînées dans ce circuit puisqu’elles font partie intégrante d’une transaction.»

Ian Worrell , Conseiller principal en commerce des services du CCI

Les questions juridiques et tarifaires
Les questions juridiques n’ont pas soulevé beaucoup d’inquiétudes. En revanche, les commentaires soutenaient le principe de ne pas introduire de nouvelles taxes.

«Les pays en développement sont déjà en train de payer le prix fort pour se connecter et supportent les difficultés d’accès à la technologie. Le commerce électronique a été envisagé comme un moteur pour élargir les échanges. Il faudrait comprendre que de nouvelles taxes iraient à l’encontre du facteur le plus important: à savoir réduire les coûts et baisser les prix au consommateur. Laissons le commerce électronique faire ses preuves avant de songer à lever des impôts.»

Oscar Hernández, Ministre et Représentant suppléant à l’OMC, Mission permanente du Venezuela auprès des Nations Unies

Logistique

La question d’établir un système de livraison efficace a été soulevée.

«Nombre d’entreprises disposant de bons produits semblent faiblir au stade de l’emballage et de la livraison des commandes passées par Internet. En effet, elles sont habituées à servir une clientèle classique et n’ont aucune expérience avec la vente par catalogue ou par courrier.»

Peter Gallagher, modérateur de la conférence

Confiance

La confiance entre les parties dans le cadre du commerce électronique a été maintes fois évoquée.

“Le doute persiste. Par exemple, lorsque je choisis des marchandises sur un site web, quelle garantie puis-je avoir sur la qualité décrite? Peut-on obtenir des échantillons? Cet aspect se corse quand il s’agit de services.»

Zubin Kabraji, Directeur, succursale de Singapour, Confédération des industries indiennes

«Chaque pays devrait créer un organisme national de certification qui donne des garanties et restaure la confiance.»

Murat Kulak, Expert en importation,Netas Northen Electric Telekomunikasyion AS, Turquie

Marketing
Plusieurs personnes étaient préoccupées par les défis du marketing dans le cadre du commerce électronique et pensaient qu’il fallait mettre l’accent sur cet aspect-là.

«Le commerce électronique est encore trop souvent perçu comme un moyen de vente directe ou comme une nouvelle forme de communication. En fait, il devrait être envisagé comme un moyen comme un autre de mener des échanges internationaux. Une fois surmonté cet obstacle, il deviendra impératif de développer et de mettre sur pied des stratégies commerciales adaptées à ce nouveau média.»

Jean-Emile Denis, Professeur, Hautes études commerciales, Université de Genève, Suisse


Quoi de nouveau?

Liens correspondants
Annonce e-mail
(c) Copyright 1999-2008 Centre du commerce international
Pour nous joindre
Webmaster