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Thèmes  » Réduction de la pauvreté » Commerce Sud-Sud

© Still Pictures/ R. Giling

Le commerce Sud-Sud

Réduire les obstacles intrarégionaux

La récente recherche de l’OCDE montre que les bénéfices potentiels de la libéralisation du commerce Sud-Sud peuvent être au moins aussi importants que les bénéfices dégagés par un meilleur accès des pays en développement aux marchés des pays riches (commerce Nord-Sud). Les accords commerciaux intrarégionaux en Amérique latine et aux Caraïbes, tels que MERCOSUR et CARICOM, favorisent le commerce entre pays voisins. Par exemple, au cours des 30 dernières années, le commerce intérieur sur le marché commun andin a progressé cinq fois plus vite que le commerce extérieur. (Source: Oxfam)

La RSE: Un tremplin vers les marchés régionaux

Un entrepreneur du Botswana, soucieux de la salubrité et de la propreté du continent africain, utilise ses relations Sud-Sud pour élargir ses activités dans le secteur sanitaire.

© Johnnic Communications Mashudu Ramano, un dirigeant d’entreprise avec une nouvelle vision de l’Afrique

Créer une superpuissance commerciale

Johnnic Communications (ou Johncom) est un des plus grands groupes de presse et de loisirs d’Afrique; parallèlement à la distribution de journaux, de musique et de films, il possède des librairies et des cinémas. S’il a noué des liens étroits avec un géant multimédia anglais, le groupe sud-africain a toujours été un champion du commerce Sud-Sud. Son expansion vigoureuse au Nigéria vise à développer le potentiel de l’industrie du cinéma (surnommée Nollywood).

© CCI/ S. Betemps

Acheter en Afrique pour soutenir l’Afrique

Les contrats passés entre une entreprise alimentaire de Côte d’Ivoire et des agences d’aide ont procuré emplois et revenus aux communautés locales. Les rencontres acheteurs-vendeurs du CCI pour le secteur de l’aide ont servi de déclic.

Photo: CCI Mme Rachel Carter, PDG de Southken, une petite compagnie africaine qui récolte et exporte des couvertures pour des agences d’aide, confirme que les activités ont augmenté de 50% en raison de la participation au programme du CCI.

Réussite en Afrique

La fourniture d’articles de secours représente un commerce florissant. Donateurs, agences internationales d’aide et ONG dépensent chaque année des milliards de dollars. Le marché de l’aide, habituellement considéré comme complexe et inaccessible, restait cependant fermé aux pays africains. Le programme du CCI Acheter en Afrique pour l’Afrique a contribué à changer la donne. Et cette réussite s’étend vers d’autres régions.

Commerce Sud-Sud: en exploiter le potentiel

Défis

Les pays en développement n’exploitent pas pleinement les rapprochements entre entreprises.

Les exportateurs se concentrent encore sur les marchés traditionnels des pays industrialisés, hautement compétitifs et difficiles à pénétrer, alors que beaucoup d’entreprises dans les pays en développement et sur les marchés voisins offrent des possibilités immédiates.

Le CCI œuvre pour la promotion du commerce Sud-Sud depuis plus de 30 ans. Ce potentiel inexploité est immense pour les firmes de ces pays. Qu’est-ce qui les retient? La réponse est un mélange de faits réels et d’idées reçues.

Primo, on croit souvent que les pays en développement produisent tous des produits similaires – principalement des matières premières et des produits de base – et qu’ils ne présentent par conséquent pas de complémentarité. Le manque d’information commerciale fiable perpétue cette croyance. En réalité, des couvertures aux ouvrages scolaires, voire aux opérateurs de téléphonie mobile, les pays en développement offrent un éventail de biens et services bien plus large qu’on ne croit.

Secundo, existe la notion qu’un PIB bas reflète un potentiel de marché limité. Pourtant, les pays en développement importent des pays industrialisés, souvent à des prix élevés.

Tertio, actuellement les échanges entre pays en développement croissent de 10% par année, et ce rythme pourrait s’accélérer si les obstacles au commerce tombaient. En moyenne, les barrières commerciales entre pays en développement sont trois fois plus élevées que celles en vigueur dans les pays industrialisés; pour les produits manufacturés, elles le sont six à huit fois.

Quarto, les pays ne possèdent souvent pas une infrastructure de promotion du commerce pour encourager les échanges bilatéraux ou multilatéraux, telle que des chambres de commerce réciproques ou la reconnaissance mutuelle des normes et procédures d’inspection. Les pays en développement manquent aussi d’infrastructures de base comme les moyens de transport et de télécommunications ainsi que les services bancaires.

Le commerce Sud-Sud peut représenter un terrain d’entraînement pour les pays en développement et en transition avant qu’ils n’entrent dans le système commercial multilatéral. Établir des liens commerciaux entre eux au-delà des frontières crée la confiance et des économies d’échelle qui rendent moins risquée l’expansion vers des marchés plus nombreux.



Solutions

  • Informer pour éliminer les idées fausses. Rechercher et fournir des détails sur le potentiel du commerce régional pour les exportations nationales, sur la disponibilité des produits et services à importer d’autres pays en développement et sur la capacité de livraison des entreprises.
  • Créer une infrastructure de promotion commerciale. Encourager les liens entre institutions de promotion du commerce, établir des réseaux régionaux d’information commerciale et harmoniser les procédures commerciales
  • Diminuer les barrières au commerce. Les entreprises et le gouvernement peuvent travailler conjointement à l’identification des obstacles, tels que les restrictions tarifaires et contingentaires, qui entravent la croissance des échanges Sud-Sud.

Ce que le CCI peut faire

  • Le Programme de promotion du commerce Sud-Sud informe sur le potentiel commercial des différents secteurs d’activité entre pays en développement, propose des outils d’analyse de marché destinés à identifier les possibilités et les concrétise en organisant des rencontres régionales acheteurs/vendeurs. Les participants ont pu conclure de nouveaux marchés dans des secteurs tels que la pharmacie, les ouvrages scolaires, les composants automobiles et les fournitures humanitaires, chaque rencontre ayant généré des millions de dollars de nouveaux contrats.
  • Le CCI renforce les infrastructures de promotion commerciale grâce à l’assistance technique dans les domaines juridiques, financiers, ou liés à l’emballage et à la qualité à l’exportation. Ses programmes et outils contribuent à améliorer les résultats des organisations de promotion du commerce et des services d’information commerciale.
  • Des enquêtes sur l’offre et la demande par pays et produits comblent les lacunes dans l’information commerciale, encouragent l’échange d’information et contribuent à harmoniser les procédures de certification et d’inspection.

LatinPharma aide les petites entreprises

Un marché de niche

Les petites entreprises du secteur pharmaceutique sont souvent bien placées pour satisfaire la demande de médicaments génériques, qui n’intéressent pas toujours les grandes firmes qui se consacrent à la recherche. Pourtant, si les petites entreprises veulent se montrer compétitives, elles doivent être efficaces. Elles doivent adopter les mêmes stratégies de compétitivité que les grandes sociétés: les économies d’échelle. Comme elles ne trouvent pas avec qui créer des alliances au niveau national, elles doivent chercher dans la région. Le CCI aide les petites entreprises pharmaceutiques et de secteurs connexes à trouver des partenaires, grâce à des programmes tels que LatinPharma.

Pour entrer dans des partenariats, les firmes de produits naturels doivent utiliser des méthodes acceptées internationalement.

LatinPharma 2003: forger des alliances entre partenaires «naturels»

Le marché mondial des produits naturels atteindra US$ 100 milliards d’ici à 2010, les produits thérapeutiques en constituant près de 80%. En créant des liens entre les compagnies pharmaceutiques et celles qui fabriquent des produits naturels, le CCI permet à l’industrie pharmaceutique d’Amérique latine de devenir compétitive dans l’exportation de produits phytothérapeutiques.

Un cas d’école pour acheter localement

Une réunion acheteurs/vendeurs du CCI destinée au secteur de l’imprimerie et de l’édition dans les pays francophones de l’Afrique centrale et de l’Ouest (Dakar, Sénégal, mai 2003) a été couverte par plusieurs médias africains. Les analyses des flux commerciaux du CCI ont indiqué un marché assez important pour les produits et services de ce secteur dans la région. Elles ont révélé aussi une forte capacité locale d’approvisionnement, bien qu’il n’y ait que très peu d’échanges dans ce secteur entre les pays de la région.

Rapprocher les entreprises africaines des agences d’aide

Chaque année, les donateurs, les agences d’aide et les organisations non gouvernementales dépensent des milliards de dollars en matériel de secours. En 2001, le système des Nations Unies à lui seul a employé US$ 4,6 milliards en biens et services, dont 60% étaient destinés à l’Afrique. Pourtant, moins de 7% de ses achats proviennent d’Afrique.

Réunion des PME automobiles asiatiques à Singapour

Le CCI a organisé une rencontre acheteurs/vendeurs en Asie pour le secteur des composants automobiles (Singapour, décembre 2002), en vue de promouvoir les liens commerciaux entre les firmes de 12 pays asiatiques. Ont participé plus de 60 compagnies de l’Asie du Sud et du Sud-Est.

Forum présente une analyse du débat actuel sur l’approvisionnement de l’aide, liée et non liée, à travers les contributions des principaux participants. Les opinions exprimées dans les articles qui suivent sont celles de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’ONG ActionAid.

Les choix de développement: ouvrir les marchés

Le déliement de l’aide destinée aux pays les moins avancés (PMA) constitue un objectif de l’OCDE depuis de nombreuses années. À présent, une brèche a été ouverte, qui permettrait aux pays les plus pauvres du monde de dépenser une plus grande part du financement de l’aide bilatérale en fonction de la demande du marché, plutôt que de celle des gouvernements donateurs.

Les réponses du CAD/OCDE: une interview de Jean-Claude Faure

Jean-Claude Faure est le Président du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE. Au cours de cette entrevue, il répond aux questions que suscite la dernière Recommandation du CAD sur le déliement de l’aide aux pays les moins avancés.

ActionAid: L'aide non liée dans l'Union européenne

L’ONG ActionAid, du Royaume-Uni, a déposé une plainte légale sur l’aide liée au sein de l’Union européenne (UE). Cette organisation soutient que, sans efforts efficaces pour stimuler la participation des pays en développement à l’approvisionnement et aux contrats d’assistance, de nombreux aspects négatifs de l’aide liée vont perdurer.

De nombreux acheteurs financés par l'aide mettent leurs avis d'appel d'offres sur leur site internet.

L'approvisionnement électronique dans le marché de l'aide

Voici, pour les fournisseurs des pays en développement, des détails sur les tendances de l’approvisionnement de l’aide par internet, plus quelques conseils et de nombreuses adresses.

Sites internet utiles dans le domaine de l'approvisionnement de l'aide
L'approvisionnement au PNUD - Entrer en contact

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s’attache à promouvoir le numérique dans l’entreprise et à favoriser les partenariats dans le secteur privé. A ce propos, le centre d’achats du PNUD, à savoir le Bureau des services d’achats interorganisations (BSAI), au Danemark, a mis en place le site appelé UN Web Buy (http://www.unwebbuy.org), facilement accessible à tous les partenaires œuvrant pour le développement.

Les initiatives régionales pour acheter en groupe - L'expérience de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Les organisations non gouvernementales (ONG) sont des acteurs clés dans l’approvisionnement humanitaire de biens et services. Chaque année, elles achètent pour des centaines de millions de dollars d’articles chez des fournisseurs du monde entier. Un bon exemple est le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui travaille à réduire les coûts des achats de produits de premiers secours tout en en garantissant la qualité.

Kaluworks: des ustensiles de cuisine pour les agences internationales d'aide

Kaluworks est une fabrique d’ustensiles de cuisine sise à Nairobi. Cette entreprise a conclu des contrats à long terme avec le HCR, le CICR et la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le PAM et Save the Children.

Les couvertures de Spinners and Spinners sur le marché de l'aide

L’histoire de Spinners and Spinners, entreprise basée à Nairobi, Kenya, illustre les possibilités pour un fournisseur dans un pays en développement d’entrer en affaires avec les agences internationales d’aide.

Approvisionner les agences de développement

Les achats des agences internationales de développement: un vaste marché

En l’an 2000, les agences du système des Nations Unies se sont procuré des biens et services destinés à leurs projets humanitaires et de développement dans le monde entier pour une somme avoisinant les US$ 3.700 millions. L’approvisionnement de biens et d’équipement des agences internationales de développement augmente et se diversifie toujours plus, allant des semences et machines agricoles à l’extraction et la purification de l’eau, aux articles d’hébergement et à usage domestique, aux médicaments et à l’équipement pour le transport, aux fournitures et matériel de bureau ou encore aux combustibles. Ainsi, l’UNICEF à lui seul achète plus de 2500 produits et services différents, destinés surtout à l’Afrique, à l’Asie, à l’Amérique latine et au Moyen-Orient.

Acheter africain en Afrique

Hendrik Roelofsen, le nouveau Directeur de la Division de coordination de la coopération technique du CCI, s’exprime sur le programme destiné à «Favoriser l’accès des entreprises africaines à l’approvisionnement des agences internationales de développement».

Accéder au marché des approvisionnements

Être attributaire d’un marché émanant d’agences internationales de développement peut sembler difficile et long. Cet article donne des conseils pratiques aux entreprises issues des pays en développement sur la manière de surmonter les obstacles les plus courants à l’entrée sur le marché complexe des approvisionnements de ces agences.

La formation du CCI - Pour que les entreprises des pays en développement se positionnent sur le marché de l'aide

Il est vital pour la croissance et la prospérité des pays en développement qu’ils puissent augmenter le potentiel de leur commerce régional et international. Pourtant, les entreprises de ces pays ne savent pas toujours comment accéder aux marchés au-delà de leurs frontières.

Combattre la malaria avec des produits locaux

La malaria reste un des problèmes de santé publique les plus dévastateurs au monde. Selon l'OMS, 300 à 500 millions de cas de malaria sont signalés chaque année, dont presque 90% en Afrique. En octobre 1998, l'OMS, l'UNICEF, le PNUD et la Banque mondiale ont lancé l'initiative dénommée "Faire reculer le paludisme" (Roll Back Malaria, RBM), qui vise à réduire de moitié le nombre de cas de malaria d'ici à l'an 2010.

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