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    Le monde en bref: L'actualité

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 3/2010 

    L'ITC contribue à l'amélioration des normes et de la qualité à l'exportation en Afrique 

    L'ITC a récemment annoncé l'établissement d'un partenariat avec les responsables africains du commerce dans le but d'améliorer la qualité des petites et moyennes entreprises locales.

    Aicha Pouye, Directrice de la Division du soutien aux entreprises et institutions de l'ITC, a déclaré que le partenariat était extrêmement important, de nombreux exportateurs africains n'ayant pas réussi à tirer parti du marché international car ils ne respectaient pas les exigences du marché en matière de normes, de produits et de qualité.

    'L'intelligence commerciale est une chose, son utilisation en aval en est une autre. Nous devons donc travailler avec les entreprises locales pour améliorer le commerce,' a déclaré Mme Pouye.

    Le partenariat vise à combler la brèche de l'information commerciale, considérée comme un obstacle de taille à l'exportation compétitive de marchandises par le continent africain. Seront associées au partenariat des entreprises locales telles DMT Consultants, CEDA International ainsi que l'Office de promotion des exportations de l'Ouganda pour donner un coup d'accélérateur au développement du commerce.

    Nouvel Accord international sur le cacao 

    L'accord conclu à l'occasion de la récente Conférence des NU sur le cacao va renforcer les exportations et importations du secteur.

    Aux termes de cet accord, baptisé Accord international sur le cacao 2010, les États parties devront mettre en œuvre un certain nombre de stratégies de développement tout en préservant la relation entre producteurs et consommateurs.

    Considéré comme le prolongement du précédent accord, le nouvel accord visera également à assurer l'approvisionnement en cacao de meilleure qualité et conforme aux normes et directives en matière d'innocuité des aliments. L'accord aura aussi pour les cacaoculteurs des retombées sociales, économiques et environnementales positives et durables. L'accord actuel, entré en vigueur en 2003, a été ratifié par 14 pays exportateurs et 29 pays importateurs représentant quelque 60% des consommateurs mondiaux de cacao et 80% des producteurs mondiaux. Le nouvel accord entrera en vigueur en 2012.

    AMNA: Besoin de normes internationales 

    Les Membres de l'OMC ont demandé l'introduction de normes mondiales concernant les droits de douane qui constituent des obstacles au commerce dans certains secteurs industriels.

    L'objectif étant de substituer des normes internationales aux réglementations nationales, l'attention a été attirée sur la transparence entre les Membres, considérée comme un élément fondamental du débat.

    'L'idée est de s'orienter vers un marché mondial, mais nous en sommes loin,' a déclaré Luzius Wasescha, Ambassadeur de la Suisse auprès de l'OMC, qui préside le groupe de négociation sur l'accès au marché pour les produits non agricoles (AMNA) dans le cadre du Cycle de Doha. Il a ajouté que 'un marché mondial exigera des normes mondiales'.

    Par ailleurs, la majorité des Membres a estimé que les normes internationales et le commerce devraient être imprégnés des principes qui régissent le Comité des OTC de l'OMC. Les obstacles non commerciaux et les normes internationales seront au cœur de la prochaine réunion de l'AMNA prévue du 27 au 30 septembre 2010.

    Doper le commerce des produits issus de l'agriculture biologique entre les pays de l'Asie 

    Les participants de 12 pays d'Asie de l'Est, du Sud-Est et du Sud ont déclaré leur intention de mettre en œuvre les mesures destinées à abaisser et éviter les obstacles au commerce des produits issus de l'agriculture biologique.

    La décision a été prise en mai 2010 au cours de l'Atelier sur l'harmonisation et l'équivalence pour l'agriculture biologique en Asie organisé conjointement sous les auspices de la FAO, de la Fédération internationale des mouvements d'agriculture bioloque (IFOAM en anglais) et de la CNUCED.

    Les participants ont déclaré que prendre des mesures destinées à faciliter le commerce des produits biologiques dans la région était tout à fait justifié, l'agriculture biologique pouvant contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, jouer un rôle de taille dans l'atténuation du changement climatique et faciliter l'adaptation à celui-ci.

    Le groupe de travail tiendra sa première réunion dans le cadre de BioFach India/India Organic World Congress en décembre 2010. Le Congrès bio mondial de l'IFOAM de septembre 2011 a été choisi pour annoncer le parachèvement ou la réalisation de progrès substantiels sur la voie d'une norme harmonisée, des accords d'équivalence et de la coopération entre les organismes d'évaluation de la conformité.

    Un cadre de cyberlégislation pour favoriser le commerce et l'investissement 

    En juin 2010, une réunion de l'Équipe spéciale sur la cyberlégislation de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) s'est attachée à mettre en œuvre le Cadre de cyberlégislation récemment adopté par le Conseil sectoriel des ministres des transports, communications et météorologie.

    Signé le 7 mai, le cadre engage le Burundi, le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie à adopter une cyberlégislation. Ces cinq pays membres de la CAE estiment que l'adoption d'une cyberlégislation harmonisée est un élément essentiel de l'efficacité des services d'e-gouvernement et du développement du commerce régional et de l'investissement.

    Le Secrétaire général de la CNUCED, Supachai Panitchpakdi, a déclaré que 'les gouvernements ont un rôle clé à jouer pour tirer le plus grand parti des TIC. Ils devraient, en particulier, offrir un cadre politique, juridique et réglementaire de nature à favoriser la croissance du commerce électronique et de l'e-gouvernance. Je félicite la CAE qui fait en Afrique figure de pionnier avec l'adoption d'un Cadre harmonisé de cyberlégislation.'