Aicha Pouye, Directrice de la Division du soutien aux
entreprises et institutions de l'ITC, a déclaré que le partenariat
était extrêmement important, de nombreux exportateurs africains
n'ayant pas réussi à tirer parti du marché international car ils ne
respectaient pas les exigences du marché en matière de normes, de
produits et de qualité.
'L'intelligence commerciale est une chose, son utilisation en
aval en est une autre. Nous devons donc travailler avec les
entreprises locales pour améliorer le commerce,' a déclaré Mme
Pouye.
Le partenariat vise à combler la brèche de l'information
commerciale, considérée comme un obstacle de taille à l'exportation
compétitive de marchandises par le continent africain. Seront
associées au partenariat des entreprises locales telles DMT
Consultants, CEDA International ainsi que l'Office de promotion des
exportations de l'Ouganda pour donner un coup d'accélérateur au
développement du commerce.
Nouvel Accord international sur le
cacao
L'accord conclu à l'occasion de la récente Conférence des NU sur
le cacao va renforcer les exportations et importations du
secteur.
Aux termes de cet accord, baptisé Accord international sur le
cacao 2010, les États parties devront mettre en œuvre un certain
nombre de stratégies de développement tout en préservant la
relation entre producteurs et consommateurs.
Considéré comme le prolongement du précédent accord, le nouvel
accord visera également à assurer l'approvisionnement en cacao de
meilleure qualité et conforme aux normes et directives en matière
d'innocuité des aliments. L'accord aura aussi pour les
cacaoculteurs des retombées sociales, économiques et
environnementales positives et durables. L'accord actuel, entré en
vigueur en 2003, a été ratifié par 14 pays exportateurs et 29 pays
importateurs représentant quelque 60% des consommateurs mondiaux de
cacao et 80% des producteurs mondiaux. Le nouvel accord entrera en
vigueur en 2012.
AMNA: Besoin de
normes internationales
Les Membres de l'OMC ont demandé l'introduction de normes
mondiales concernant les droits de douane qui constituent des
obstacles au commerce dans certains secteurs industriels.
L'objectif étant de substituer des normes internationales aux
réglementations nationales, l'attention a été attirée sur la
transparence entre les Membres, considérée comme un élément
fondamental du débat.
'L'idée est de s'orienter vers un marché mondial, mais nous en
sommes loin,' a déclaré Luzius Wasescha, Ambassadeur de la Suisse
auprès de l'OMC, qui préside le groupe de négociation sur l'accès
au marché pour les produits non agricoles (AMNA) dans le cadre du
Cycle de Doha. Il a ajouté que 'un marché mondial exigera des
normes mondiales'.
Par ailleurs, la majorité des Membres a estimé que les normes
internationales et le commerce devraient être imprégnés des
principes qui régissent le Comité des OTC de l'OMC. Les obstacles
non commerciaux et les normes internationales seront au cœur de la
prochaine réunion de l'AMNA prévue du 27 au 30 septembre 2010.
Doper le commerce
des produits issus de l'agriculture biologique entre les pays de
l'Asie
Les participants de 12 pays d'Asie de l'Est, du Sud-Est et du
Sud ont déclaré leur intention de mettre en œuvre les mesures
destinées à abaisser et éviter les obstacles au commerce des
produits issus de l'agriculture biologique.
La décision a été prise en mai 2010 au cours de l'Atelier sur
l'harmonisation et l'équivalence pour l'agriculture biologique en
Asie organisé conjointement sous les auspices de la FAO, de la
Fédération internationale des mouvements d'agriculture bioloque
(IFOAM en anglais) et de la CNUCED.
Les participants ont déclaré que prendre des mesures destinées à
faciliter le commerce des produits biologiques dans la région était
tout à fait justifié, l'agriculture biologique pouvant contribuer à
la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement,
jouer un rôle de taille dans l'atténuation du changement climatique
et faciliter l'adaptation à celui-ci.
Le groupe de travail tiendra sa première réunion dans le cadre
de BioFach India/India Organic World Congress en décembre 2010. Le
Congrès bio mondial de l'IFOAM de septembre 2011 a été choisi pour
annoncer le parachèvement ou la réalisation de progrès substantiels
sur la voie d'une norme harmonisée, des accords d'équivalence et de
la coopération entre les organismes d'évaluation de la
conformité.
Un cadre de cyberlégislation pour favoriser le
commerce et l'investissement
En juin 2010, une réunion de l'Équipe spéciale sur la
cyberlégislation de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) s'est
attachée à mettre en œuvre le Cadre de cyberlégislation récemment
adopté par le Conseil sectoriel des ministres des transports,
communications et météorologie.
Signé le 7 mai, le cadre engage le Burundi, le Kenya, le Rwanda,
l'Ouganda et la Tanzanie à adopter une cyberlégislation. Ces cinq
pays membres de la CAE estiment que l'adoption d'une
cyberlégislation harmonisée est un élément essentiel de
l'efficacité des services d'e-gouvernement et du développement du
commerce régional et de l'investissement.
Le Secrétaire général de la CNUCED, Supachai Panitchpakdi, a
déclaré que 'les gouvernements ont un rôle clé à jouer pour tirer
le plus grand parti des TIC. Ils devraient, en particulier, offrir
un cadre politique, juridique et réglementaire de nature à
favoriser la croissance du commerce électronique et de
l'e-gouvernance. Je félicite la CAE qui fait en Afrique figure de
pionnier avec l'adoption d'un Cadre harmonisé de
cyberlégislation.'